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Far Caspian
Autofiction
Il y a dans Autofiction une lumière pâle, celle des matins gris sur la côte irlandaise, des souvenirs qui s’effacent à mesure qu’on les écrit. Joel Johnston, l’âme solitaire derrière Far Caspian, compose ici un album comme on tiendrait un journal secret : à voix basse, dans un souffle, entre rêve et réminiscence.
Les chansons s’enchaînent comme des fragments de mémoire, portées par des guitares en clair-obscur, des synthétiseurs discrets et une mélancolie qui ne cherche pas à séduire. On pense à The Radio Dept. pour la brume, à Alex G pour la pudeur, à Beach House pour les reflets. La voix de Megan Lama, invitée sur plusieurs titres, vient hanter ces paysages intérieurs avec une douceur spectrale.
Autofiction ne cherche pas à convaincre, mais à exister — comme une pensée fugace qu’on n’ose formuler, une émotion qu’on laisse vibrer. C’est un disque qui se murmure, qui s’écoute les yeux fermés, et qui reste longtemps après la dernière note, comme un souvenir qu’on n’arrive pas à ranger.
*
Trois albums pour prolonger l’écoute et l’inspiration
Beach House — Teen Dream (Sub Pop, 2010)
Low — Things We Lost in the Fire (Sub Pop, 1999)
Cocteau Twins — Heaven or Las Vegas (4AD, 1990)
A1
Ditch
A2
First Day
A3
The Sound Of Changing Place
A4
Window
A5
Lough
A6
Here Is Now
B1
A Drawing Of The Sun
B2
An Outstretched Hand / Rain From Here To Kerry
B3
Autofiction
B4
Whim
B5
End









